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La Comédie de Saint-Étienne, Centre dramatique national, fabrique et accueille, depuis plus de soixante ans, des spectacles de renommée nationale et européenne, présentés en salles ou dans les campagnes, les quartiers, les écoles… et en tournée en France et en Europe. |
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L'Usine Du 5 au 10 octobre lundi 5 20 h avec les élèves-comédiens de la promotion W de L’École :
Création le 11 septembre 2009 à La Comédie de Saint-Étienne - L’Usine Du 14 septembre au 3 octobre, en tournée dans les établissements scolaires |
Pour les cinq petites comédies de la saison, nous avons passé commande de cinq courts textes dramatiques, rendant compte des désordres de notre continent. Ainsi, de la Biélorussie (Nikolaï Khalezine, traduction française Yury Vavokhin) à l’Italie (Rocco D’Onghia, traduction française Lucie Comparini), en passant par la Belgique (Stanislas Cotton) et la France (Evelyne Loew), nous avons engagé les auteurs à nous faire partager le regard qu’ils portent sur l’Europe. Et pour apporter un peu de piment africain dans ce chaudron européen, nous avons demandé au Togolais, Kokouvi Dzifa Galley, après un mois de résidence en France et en Roumanie, de témoigner de sa vision des désordres européens. À qui profitera la crise ? « Humanisation du capitalisme », « grand retour de l’état régulateur », on entend beaucoup ces expressions en ce moment... Historiquement, c’est plutôt le contraire qui s’est passé, souvenons-nous de ce sur quoi a débouché la crise des années vingt du dernier siècle. Mais en effet, il y a peut-être quelque chose de nouveau aujourd’hui : c’est la présence d’une idée qui ressemble à un continent. Et au-delà de ce qu’on appelle « la crise », l’idée-même de l’Europe a fabriqué dans les esprits des désordres indispensables ! Les forts mouvements migratoires, les déséquilibres économiques des différents pays au sein du continent ont forcé chacun de nous à se remodeler une identité... Nous l’avons presque oublié tellement nous avons intégré cette idée, mais pourtant nous sommes faits de ces mille désordres qui constituent notre continent, et c’est notre principale force pour affronter l’avenir, aussi incertain soit-il ! Reste à l’Union Européenne à réaliser un vrai virage (il faut des lois pour « humaniser le capital », pas des bons sentiments !), vers l’Europe sociale et culturelle, vers l’Europe de l’éducation hors le marché... Et si la crise, justement, amorçait ce changement politique tant désiré ? Jean-Claude Berutti |