
|
La Comédie de Saint-Étienne, Centre dramatique national, fabrique et accueille, depuis plus de soixante ans, des spectacles de renommée nationale et européenne, présentés en salles ou dans les campagnes, les quartiers, les écoles… et en tournée en France et en Europe. |
|
|
Théâtre du Parc - Andrézieux-Bouthéon Du 1er au 4 juin mardi 1er 20 h avec les élèves-comédiens de la promotion W de L’École : production Spectacle programmé dans le cadre de la saison
du Théâtre du Parc – Andrézieux-Bouthéon |
Un monsieur un peu gris, sans histoire, hérite d’une importante somme d’argent. Il arrête le travail, il s’achète un appartement, il boit. Et tout le monde (les collègues, son ex-patron, les femmes de sa vie, la concierge, des inconnus dans un bar, des révolutionnaires..., vraiment tout le monde) se met à lui parler, à le submerger avec leurs histoires, leurs désirs, leurs colères, leurs petitesses, leurs philosophies... Même une révolution sanglante qui sévit dans les rues, ou le temps qui s’accélère à en perdre haleine, ne peuvent les arrêter. Le spectacle de la fin de 2e année marque, pour les élèves de L’École de La Comédie, un tournant important dans leur apprentissage. En quelque sorte, c’est la fin du premier acte : l’acte qui prépare les choses, donne des outils, ouvre des pistes, pointe les possibilités. En 3e année, ce sera le dénouement, le déferlement, l’envol. Pour la version 2010, La Comédie et son École invitent un très grand monsieur du théâtre européen. Découvert en occident au Festival d’Edimbourg à la fin des années 1980 avec un mémorable Ubu Rex avec des scènes de Macbeth, images hallucinantes venues du pays de Ceausescu, Silviu Purcarete a depuis parcouru le monde avec ses mises en scènes hautes en couleurs. En France il a dirigé le CDN de Limoges, et y a fondé une École d’art dramatique. Pour son spectacle avec la promotion « W », il retrouve un de ses auteurs préférés – et un grand compatriote : Eugène Ionesco, l’auteur par excellence du désordre. Ce désordre sans queue ni tête qui nous fout les jetons, mais qui fait aussi, irrésistiblement rire... Yves Bombay |