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La Comédie de Saint-Étienne, Centre dramatique national, fabrique et accueille, depuis plus de soixante ans, des spectacles de renommée nationale et européenne, présentés en salles ou dans les campagnes, les quartiers, les écoles… et en tournée en France et en Europe. |
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L'Usine Du 4 au 6 mai mardi 4 20 h durée : 55 min conception et réalisation : coproduction |
Une pièce musico ludique et technico sportive. Antoine Defoort, artiste de variétés, chercheur de l’infra ordinaire, vous présente les résultats de ses recherches avec ferveur et sagacité. Antoine Defoort est un drôle de garçon, capable d’un humour décomplexé, multipliant références et détournements. Son spectacle, Cheval, repousse les limites du possible et les frontières du réel – el – el (effet Bontempi n°89) de plus, il a l’élégance de le faire en chansons. On y croise l’esprit d’Albert Marcœur, le plus grand musicien du monde, mais aussi quelques seconds couteaux du genre Michaël Jackson ou Pergolèse, sublimés par les arrangements du maître. On connaissait la human beatbox, mais pas de la façon proposée par l‘énergumène. En plus, il est le seul nerd au monde qui sache aussi bien jongler avec un ballon que construire un réseau neuronal – enfin, disons des ordinateurs avec des fils qui dépassent – actionné par des reprises de volée sur écran tactile. Une sorte de partie de football conceptuel. Du Ribéry mâtiné de Alan Turing, assaisonné d’un poil de Darry Cowl. Le tout sans un rond ou presque. Le brin de folie, c’est Antoine Defoort qui le procurera avec son numéro d’excité volubile. La salle s’esclaffe grâce aux connections loufoques et au bricolage obsessionnel de cet inventeur génial, doué d’une imagination délirante. Sylvie Ferré / Performance Ses créations sapent la notion d’art contemporain, comme un Fluxus qui jouerait de la conférence saugrenue, du collage original, de la poésie sonore, avec une nonchalance diffuse et un bidouillage technologique truculent. Nurten Aka / La Libre Belgique Les propositions performatives d’Antoine Defoort, éminemment duchampiennes, ne dédaignent pas les bons vieux trucs du music-hall. Antoine Pickels / Mouvement |