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La Comédie de Saint-Étienne, Centre dramatique national, fabrique et accueille, depuis plus de soixante ans, des spectacles de renommée nationale et européenne, présentés en salles ou dans les campagnes, les quartiers, les écoles… et en tournée en France et en Europe. |
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Théâtre Jean Dasté L'Usine du 24 mars au 2 avril En mars durée : 2 h 30 scénographie et costumes : coproduction Création le 10 mars 2010
au Théâtre de l’Aquarium – Paris |
En 1898, la voix de Dieu s’oppose brutalement au désir de vie monastique du jeune Claudel. Ce dernier part alors vers la Chine et vit une passion éperdue avec une femme, qui influencera sa vie et son œuvre vingt ans durant. C’est cette brûlure, cette naissance à la vie avec l’Autre que Partage de midi secoue, exorcise. Acte I / Dans le hall d’accueil de la Comédie, le vers claudélien soudain fuse, proche, violent, révélant les quatre personnages dans les tourments de leur inaccomplissement. Plus le spectacle se donnera de façon directe, comme une irruption scandaleuse, sans apprêt théâtral, plus la violence de Claudel sera crue, comme l’éclat de son soleil qui éclaire tout au midi. Acte II / Les quatre acteurs ont disparu vers la salle de l’Usine en entraînant le public avec eux. Des chaises où le public prend place entourent l’ensemble du plateau : c’est dans le silence nocturne du cimetière que la passion embrase les corps d’Ysé et de Mesa. Chaque spectateur aura sa vision, son écoute particulière de cette longue scène, qui décrypte l’embrasement de la chair au plus intime de chacun. Acte III / Ysé, loin de Mesa, a retrouvé Amalric, attend sa mort avec lui. Cette misère, cette désolation, ils y baignent seuls, avant la transfiguration finale. Nous jouerons ce troisième acte dans un rapport frontal classique dans la salle Jean Dasté. Le Partage de midi est un voyage intérieur, au cœur de la nécessaire rencontre de l’Autre, de celui, de celle qui bouleverse tout. Nous proposons les trois actes de la pièce en trois « passages », trois visions successives dans trois espaces théâtraux pour suivre à chaque fois avec un regard renouvelé les étapes de ce chemin intérieur. Un voyage, au sens propre, un déplacement de la représentation de soi-même. Antoine Caubet |