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La Comédie de Saint-Étienne, Centre dramatique national, fabrique et accueille, depuis plus de soixante ans, des spectacles de renommée nationale et européenne, présentés en salles ou dans les campagnes, les quartiers, les écoles… et en tournée en France et en Europe. |
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Théâtre du Parc - Andrézieux-Bouthéon Du 2 au 5 février mardi 2 20 h durée : 1 h 40 texte français :
Autour du spectacle
- Bord de scène, à l’issue de la représentation jeudi 4 février Spectacle programmé dans le cadre de la saison du Théâtre du Parc – Andrézieux-Bouthéon |
Job est un homme comblé. Repu. Il boit, mange, reboit, mange encore. Les affaires et les enfants prospèrent. Mais, comme la poussière s’invite inopinément dans l’œil, comme le grain de sable s’insinue dans la belle mécanique, le chaos et la déchéance, portés par six messagers du malheur, le laisseront à terre, saccagé. Connaissez-vous Le Livre de Job ? Si oui, vous avez fait grosso modo une partie du voyage, mais à l’arrivée, vous verrez que le bagage vous semblera plus lourd. Écrite en 1981, période durant laquelle Hanokh Levin frotte son écriture à la puissance des thèmes bibliques ou mythologiques, la pièce soulève divers aspects de notre humanité et de ses limites. Il y est question de justice universelle, tout à la fois de la force et de la fragilité de nos convictions, de la compassion, que l’on dispense, oui, mais à dose extrêmement raisonnable (pas celle qui nous souffle que l’on n’a rien donné si l’on n’a pas tout donné). Bref, on passe de constats en questionnements : L’homme rassasié est-il engourdi ? Un malheur en chasse-t-il un autre ? À combien estime-t-on la vie d’un homme ? Y a-t-il pire que le pire ? Et le divin dans tout cela ? La pièce porte son titre comme Job porte sa croix, jusqu’au bout. C’est en cela que l’auteur prend ses distances avec la fable originelle. On espère un effet de manche qui tirerait Job de ce mauvais pas, mais Levin est impitoyablement lucide et il ne transige pas. Job s’enfoncera jusqu’au bout de la nuit. Pour traiter sur le plateau des deux phases de la vie de Job, Laurent Brethome devrait user du jeu consécutif de l’accumulation et du dépouillement. Le texte est magnifique, pourvoyeur d’interrogations, mais aussi bourré d’humour et de sagacité. Il effeuille l’homme, pour le meilleur et pour le pire… Françoise Petit Le texte de la pièce est publié aux éditions Théâtrales dans le volume Théâtre choisi II, pièces mythologiques Création 2010 Visionnez ci-dessous les trois teasers réalisés par Adrien Selbert. |