la comedie c'est de la connaissance comestible

La Comédie de Saint-Étienne, Centre dramatique national, fabrique et accueille, depuis plus de soixante ans, des spectacles de renommée nationale et européenne, présentés en salles ou dans les campagnes, les quartiers, les écoles… et en tournée en France et en Europe.
La Comédie de Saint-Étienne, c'est également une troupe de comédiens et d'artistes au plus près des grands textes d’hier et d’aujourd’hui, porteurs d’imaginaire et de poésie auprès des spectateurs les plus divers.
La Comédie, c'est aussi une École nationale supérieure d’Art dramatique où l'on apprend à inventer le théâtre de demain.

La saison La Douleur

La saison : La Douleur

Marguerite Duras / mise en scène Patrice Chéreau et Thierry Thieû Niang

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Théâtre du Parc - Andrézieux-Bouthéon

Les 8 et 9 janvier

vendredi 8 20 h
samedi 9 20 h

durée : 1 h 30

avec Dominique Blanc

production et diffusion
Les Visiteurs du soir

Spectacle programmé dans le cadre de la saison du Théâtre du Parc – Andrézieux-Bouthéon (jauge limitée)
Patrice Chéreau met en scène une femme seule, qui affronte l’épouvantable suffocation de l’attente. De son mari déporté à Dachau, elle ignore tout. Est-il toujours vivant ? Est-il déjà mort ?
Dominique Blanc s’est emparée du journal de Margueritte Duras, du néant et de la violence du texte, de l’abomination de la perte d’un être si cher qu’il en devient un monde entier.

Thierry Thieû Niang chorégraphie ses déplacements dans un espace d’où la douleur sourd de toutes parts, quelques chaises, une table, un manteau et un petit sac à main comme un refuge.

Voyage au cœur des émotions humaines à leur paroxysme, monologue intense et essentiel d’une femme qui ne lâche jamais les mots qui seuls la relient à l’homme qu’elle attend. Elle effleure les rivages de la folie jusqu’à son retour, en avril 1945.
Il y a dans La Douleur, comme il y aurait ensuite dans L’Espèce humaine, le récit que Robert L. livrera de sa déportation, une fébrilité, et à la fois l’authenticité calme d’un cri étouffé.
L’enchaînement des phrases n’est pas littérature. Patrice Chéreau, qui a su s’emparer des affres dostoïevskiennes, aborde cette autre immersion en duo avec l’actrice Dominique Blanc regard brun, visage triangulaire, diction limpide. Zéro fioriture.
Deux voix, pour une traversée.
Mathilde La Bardonie / Libération