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La Comédie de Saint-Étienne, Centre dramatique national, fabrique et accueille, depuis plus de soixante ans, des spectacles de renommée nationale et européenne, présentés en salles ou dans les campagnes, les quartiers, les écoles… et en tournée en France et en Europe. |
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Théâtre Jean Dasté Du 13 au 23 janvier mercredi 13 20 h collaboration à la dramaturgie :
Autour du spectacle - demi-journée pédagogique mercredi 6 janvier de 9 h à 12 h avec François Rancillac - répétition publique samedi 9 janvier à 17 h - bord de scène, à l’issue de la représentation jeudi 14 janvier - plaisir des sens vendredi 22 janvier à 19 h - stage d’immersion samedi 16 et dimanche 17 janvier, de 10 h à 18 h |
Un soir étoilé, on toque à la porte d’une ferme. Entre, sans qu’on l’y invite, un grand gaillard au sourire fêlé et à la parole ample, qui demande un peu de repos pour la nuit, et de l’ouvrage pour demain… Aussi doucement commence cet incroyable hymne à l’amour qui vient bouleverser des corps, des vies, et une famille entière... Nombre de romans de Giono d’avant-guerre, contem-porains du Bout de la route (pièce écrite en 1931), racontent une re-naissance : une famille à bout de souffle (Un de Baumugnes), un village éteint (Regain), voire une région désertifiée (Que ma joie demeure) se remettent soudain à vivre, grâce à la venue inespérée d’un(e) étranger(ère). De même, Jean, le héros du Bout de la route, atterrit dans une ferme tétanisée par un double deuil. Mais son parler franc, sa bonté naturelle et son énergie inépuisable vont secouer les cendres de cette famille, réveiller les langues et les cœurs, redonner place au sourire et au désir. Grâce à lui, la maisonnée revit, et même le village tout autour semble connaître un nouveau printemps. Ça bourgeonne de partout, et Mina, la jeune fille de la ferme, toute fiancée qu’elle est à Albert le forestier, va même follement tomber amoureuse de Jean… qui ne voit désespérément rien ! Car lui, qui a su rouvrir chez les autres les vannes de la vie, s’est comme exclu du monde des vivants : c’est que Jean aussi est amoureux en secret, mais d’un fantôme… Simple comme un conte, ample comme un roman, Le Bout de la route déploie une langue splendide, à la fois concrète et lyrique, goûtant à pleine bouche l’humus et l’air vif des montagnes, avec des mots qu’on dirait trouvés le long du sentier comme des trésors d’humanité. François Rancillac La pièce est publiée chez Folio / Gallimard (avec La Femme du boulanger) |