Siegfried forever est le premier épisode du projet
The Siegfried Swan Song, projet inspiré par Richard Wagner et son
Anneau du Nibelung. Les gestes et les élans héroïques de Siegfried en sont le fil rouge, mais ils représentent surtout une occasion de réflexion sur un questionnement identitaire contemporain qui s’organise à partir d’un glissement constant et organique entre différents genres : danse, théâtre, musique live et dispositif visuel.
Quatre interprètes, avec des gueules de malfrats et des corps idoines, se partagent le rôle du héros wagnérien qui multiplie escroqueries et arrogances pour échapper à une fin sans gloire, et composent des personnages fictifs qu’on appelle Siegfried. Leurs histoires sont autant de fragments d’une mémoire glorieuse où l’homme héros s’entrelace avec l’homme ordinaire, où l’épique effleure la médiocrité, où l’ironie entraîne la distance.
Quel Quatuor. Avec un sérieux imperturbable, ils se lancent dans une petite chorégraphie aux allures de « jeux de mains, jeux de vilains ». Ce n’est qu’un début, mais déjà on est plié de rire. On ne tardera pas à être totalement bluffé par l’audace de ces quatre cinglés. (…) À l’issue de ce festival de délire, les dernières minutes offrent un duo magnifique, (…) un mariage parfait, d’une fluidité et d’une poésie absolues entre la danse contemporaine et le hip hop. Superbe.
Jean-Marie Wynants /
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