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La Comédie de Saint-Étienne, Centre dramatique national, fabrique et accueille, depuis plus de soixante ans, des spectacles de renommée nationale et européenne, présentés en salles ou dans les campagnes, les quartiers, les écoles… et en tournée en France et en Europe. |
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Théâtre Jean Dasté Du 4 au 27 novembre mercerdi 04 20 h durée : 1 h 30 environ scénographie : Rudy Sabounghi
Autour du spectacle - répétitions publiques samedi 10 octobre à 16 h et samedi 24 octobre à 17 h - demi-journée pédagogique mercredi 21 octobre de 9 h à 12 h - bord de scène, à l’issue de la représentation mardi 17 novembre - week-end immersion (stage pratique) les 21 et 22 novembre - plaisir des sens mardi 24 novembre à 19 h |
Un sans domicile fixe qui se retrouve docteur, c’est le monde à l’envers ! (Un docteur qui se retrouverait sdf serait plus prévisible par les temps qui courent !). Curieux « chef d’œuvre » jugé « mineur » que cette comédie en trois actes. C’est probablement la seule qui vienne de si loin dans la carrière de Molière. S’il décide de reprendre son répertoire ancien, alors qu’il sent ses forces décliner, c’est surtout qu’il veut à tout prix retrouver Sganarelle (ce sera la dernière fois) et qu’il sait que son alter ego lui assurera succès et reconnaissance de son cher public. Pitreries, grossièretés, coups, disputes ménagères, enlèvement, leçon de médecine avec clystère et excréments : le farci est copieux et varié, dans cette ultime version. Mais le coup de force réside surtout dans le fait que Molière continue d’y traiter sur le mode joyeux de ses obsessions du moment (nous sommes en pleine « affaire Tartuffe ») : un combat sans répit contre l’hypocrisie, celle des médecins bien sûr, mais qui dit docteurs dit université, et qui dit université en 1667 dit église, et qui dit église… Voilà tout ce que j’aime dans Le Médecin, le relent de fabliau carnavalesque, une construction par strates dans laquelle les coutures sont parfois visibles, mais surtout cette sainte colère qui ne le lâchera jamais, et que nous entendons au delà des siècles dans l’éclat de rire picaresque de son personnage : le combat pour la vérité. Jean-Claude Berutti |